Le Raspberry Pi a révolutionné le monde de l’informatique depuis son lancement en 2012. Ce nano-ordinateur de la taille d’une carte de crédit, initialement conçu pour l’enseignement, est devenu un outil incontournable pour les makers, les développeurs, les utilisateurs de Linux et tous ceux qui souhaitent explorer l’informatique à moindre coût.
En 2026, avec le Raspberry Pi 5 et ses 8 Go de RAM, le nano-ordinateur atteint des performances qui le rapprochent d’un véritable PC de bureau. Voici tout ce qu’il faut savoir pour bien démarrer et exploiter tout le potentiel de votre Raspberry Pi.
Le Raspberry Pi 5 : des performances record
Le Raspberry Pi 5, sorti fin 2023, reste le modèle le plus récent et le plus puissant de la gamme en 2026. Équipé d’un processeur Broadcom BCM2712 quad-core Cortex-A76 cadencé à 2,4 GHz, il offre des performances jusqu’à trois fois supérieures au Raspberry Pi 4.
Les principales caractéristiques techniques incluent :
- processeur quad-core ARM Cortex-A76 à 2,4 GHz
- GPU VideoCore VII avec support OpenGL ES 3.1 et Vulkan 1.2
- mémoire LPDDR4X de 4 ou 8 Go
- double sortie HDMI 4K60 (support de deux écrans)
- USB 3.0 (deux ports) et USB 2.0 (deux ports)
- Gigabit Ethernet et Wi-Fi 5 double bande
- port PCIe 2.0 x1 pour SSD ou autres périphériques
- GPIO 40 broches standard
Ces spécifications permettent au Raspberry Pi 5 de faire tourner un bureau Linux complet, de gérer du streaming vidéo en 4K, de servir de serveur web léger, et même d’exécuter certains jeux rétro ou des applications de développement.
Les cas d’usage les plus populaires
Le serveur domestique
Avec sa consommation électrique de seulement 5 à 15 watts, le Raspberry Pi est le candidat idéal pour un serveur domestique. Installez-y Ubuntu Server ou Raspberry Pi OS Lite, ajoutez Docker, et vous obtenez un serveur polyvalent pour héberger vos applications.
Les services les plus couramment installés sont :
- un serveur de fichiers (Samba, NFS)
- un serveur multimédia (Jellyfin), Plex
- un serveur web (Nginx, Apache)
- un gestionnaire de mots de passe (Bitwarden, Vaultwarden)
- un serveur DNS local (Pi-hole, AdGuard Home)
- un système de sauvegarde automatisé
La domotique avec Home Assistant
Home Assistant est l’une des applications les plus populaires sur Raspberry Pi. Ce logiciel open source permet de centraliser et d’automatiser tous vos appareils connectés : lumières, prises, thermostats, capteurs, caméras.
L’installation de Home Assistant OS sur un Raspberry Pi 4 ou 5 offre une plateforme domotique complète, fiable et économique. Le système peut gérer des centaines d’appareils sans ralentissement.
La station de jeu retro
RetroPie, Lakka et Recalbox transforment votre Raspberry Pi en console de jeux rétro. Les modèles récents émulent sans difficulté les consoles jusqu’à la PlayStation 1 et Nintendo 64, et le Pi 5 commence à gérer correctement certains jeux Dreamcast et PSP.
L’installation est simple : téléchargez l’image du système, gravez-la sur une carte SD, branchez votre manette et c’est prêt. Les émulateurs prennent en charge la plupart des formats de ROM.
Le poste de travail léger
Avec Raspberry Pi OS (anciennement Raspbian), le nano-ordinateur se transforme en ordinateur de bureau basique mais fonctionnel. Le navigateur Chromium, la suite LibreOffice, le lecteur vidéo VLC et les applications de messagerie tournent sans problème.
Pour les développeurs, le Raspberry Pi 5 peut exécuter Visual Studio Code, Python, Node.js, et même des IDE légers. Il est parfait pour l’apprentissage de la programmation ou pour des tâches de développement non intensives, et peut même servir pour expérimenter avec Home Assistant en domotique.
Bien démarrer : le guide d’achat
Pour commencer avec un Raspberry Pi, voici le matériel nécessaire :
- une carte Raspberry Pi (modèle selon vos besoins)
- une carte microSD de 32 Go minimum (classe A2 recommandée)
- un chargeur USB-C officiel de 27W (indispensable pour le Pi 5)
- un boîtier avec dissipateur thermique et ventilateur
- un câble HDMI (micro HDMI vers HDMI pour le Pi 5)
- un clavier et une souris
- un écran
L’investissement total pour un kit complet Raspberry Pi 5 est d’environ 100 à 130 euros, ce qui en fait l’ordinateur le plus économique du marché.
Les pièges à éviter
Premier piège classique : utiliser un chargeur de téléphone standard. Le Raspberry Pi 5 nécessite un chargeur USB-C PD (Power Delivery) de 27W minimum. Un chargeur insuffisant provoquera des ralentissements, des instabilités et des erreurs système.
Deuxième erreur fréquente : négliger le refroidissement. Le processeur du Pi 5 chauffe significativement sous charge. Un dissipateur thermique est indispensable, et un ventilateur actif est fortement recommandé pour les charges soutenues.
Troisième point : utiliser une carte SD bas de gamme. Investir dans une carte microSD classe A2 de marque reconnue (SanDisk, Samsung) garantit des performances et une fiabilité bien supérieures.
Enfin, pour des performances optimales en serveur, pensez à démarrer directement sur un SSD via le port PCIe ou USB 3.0. Les vitesses de lecture et d’écriture sont alors 5 à 10 fois supérieures à celles d’une carte SD.
Conclusion
Le Raspberry Pi reste en 2026 la plateforme la plus polyvalente et la plus accessible pour explorer l’informatique, construire des projets DIY ou simplement réduire ses dépenses énergétiques. Son écosystème riche, sa communauté active et son coût modique en font un outil indispensable pour tous les passionnés de technologie. Que vous souhaitiez monter un serveur, automatiser votre maison, jouer aux jeux rétro ou apprendre à coder, le Raspberry Pi a une solution pour vous.
Pour aller plus loin
Quand on traite un sujet comme celui-ci, le plus utile n’est pas seulement de retenir une liste d’astuces. Il faut comprendre la logique qui les relie: quels sont les arbitrages de fond, quels risques restent invisibles au premier passage, et à quel moment une bonne idée devient un mauvais compromis. C’est ce qui donne de la tenue à un article utile: il répond à une question précise, puis il aide le lecteur à replacer cette réponse dans un ensemble plus large.
Un lecteur gagne toujours à faire ce travail de croisement. Un sujet sur la sécurité ne vaut pas seulement pour les comptes et les identifiants; il dit aussi quelque chose sur l’autonomie numérique, sur la manière de réduire sa dépendance aux plateformes, et sur l’importance de garder des marges de manœuvre quand un service tombe en panne. Un sujet sur le voyage, la tech reconditionnée, l’IA ou l’écologie finit presque toujours par poser la même question: qu’est-ce qui me rend plus libre, et qu’est-ce qui me rend seulement plus encombré?
La bonne méthode consiste à vérifier trois points. D’abord, est-ce que la solution répond vraiment au besoin principal, sans détour inutile? Ensuite, est-ce qu’elle tient dans la durée, avec un coût d’usage raisonnable et un niveau de maintenance supportable? Enfin, est-ce qu’elle s’insère proprement dans le reste de votre organisation, sans créer un nouveau problème ailleurs. Si ces trois réponses sont claires, vous avez généralement un choix solide.
Dans la pratique, il faut aussi accepter qu’une réponse parfaite est rare. Le plus souvent, on cherche le meilleur compromis pour un contexte donné: budget, temps, niveau technique, besoin de confidentialité, mobilité ou confort d’usage. C’est pour cela que les articles du site sont structurés par usages et par arbitrages, pas seulement par technologie. On ne choisit pas un outil parce qu’il est à la mode; on le choisit parce qu’il reste cohérent quand on le remet dans la vraie vie.
Si vous êtes dans une phase de tri, commencez petit: un seul sujet, une seule contrainte, une seule décision. Puis élargissez seulement quand le premier choix est stabilisé. Cette approche fonctionne pour l’IA, le voyage, la sécurité numérique, le matériel ou les choix de consommation. Elle évite les articles trop théoriques et donne au lecteur un point d’appui concret.
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Au fond, un bon article n’est pas seulement utile le jour où on le lit. Il doit donner envie d’aller plus loin, de comparer, de recouper et d’ajuster sa décision avec un peu de recul. C’est cette capacité à relier les sujets entre eux qui transforme une simple réponse en ressource durable.